Cape Breton's Magazine

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Page 28 - 3 Acadians on Ice

Published by Ronald Caplan on 1974/10/1 (943 reads)
 

nous pouvions trouver, Notre lit de plumes pour la nuit • tait a 1'abri d'une haie de glaces ou le fond de la glace etait passablement uni. Pour couverture nous avions un autre glacon avec un espace en dessous de trois a quartre pieds en carr', Cela au? rait pu couch' trois homraes mais nous avions change notre dessein. Nous couchions detix sur la glace et le troisieme pardessus les deux autres afin de pouvoit nous te? nir chaudles uns contre les autres. Comme vous le savez, la journee avait eti belle, les places etaient beauCoup humides et cela prenait peu'de temps pour I'humidite a traverser les hardes. Quand I'humidit' traversait les vetements de celui qui Itait dessous, on changeait de places. On fit cela jusqu'a minuit afin de nous tenir chaud, Comrae nous Etions tous trempes des pieds axix genoux et que nos souliers e- taient troues par la marche dans I'eau et la neige fondue, nous l'tions obligl de ' marcher de temps en temps pour nous proteger contre le froid. Nous nous somraes leve, Hypolite LeFort et moi. Ce n'etait pas que nous avions bien dormi, au contraire nous n'avions pas pu fermer I'oeuil. Placide Boudreau, etant beaucoup fatigue de la veille, dormait comme si il eut et' sur un sofa. On s'est mit a marcher Mons LeFort et moi alentour, allant et venant, de I'endroit que nous avion?? prepar' la veille pour nous coucher. Tout en marchant j'ai dis a Mons LeFort: "Ecoute avec moi. II me semble que j'entends sonner une cloche." Mons- LeFort m'a repondu qu'il croyait qu'il avait entendu unison de cloche'lui aussi. A- lors j'ai dis a Mons LeFort: "Comme la cloche de notre eglise a it4 benite pour toute chose, il se pourrait qu'ils 1'auraient sonne pour nous donner du courage peut-etre."'Tout ce temps-la, Mons Boudreau dormait. En faisant notre marche, nous nous appercumes que la glace qui faisait notre trottoir commencait a raffermir. A- lors j'ai dis a Mons, LeFort: "II faut aller r'veiller Mons, Boudreau car il fait froid et il va se laisser geler a la glace et peut-'tre qu'il y mqurra," Alors nous avons ete reveille Mons, Boudreau qui dormait et une fois reveille, il se sentait a- vec plus de courage. Nous avons reprit hotre marche ordinaire sur la glace en at? tendant le jour, Au jour, le vent etait change au Nord Ouest et il faisait froid. Nous marchions vers la terre. On allait aussi vite qu'on pouvait. On courrait des fois, et en allant, on examinait tout le long de la route pour voir si I'on pouvait pas tuer un loup marin ou quelque sorte d'oiseau car la faim s'enparait d' nous. Malheureusement on ne put trouver aucune sorte de nourriture et on fut oblige'de continuer notre toute sans manger, C'etait une journee froide mais le temps n'etait pas nuageux, Les montagnes nous paraissaient asser loin que nous pensions jamais pouvoir y arriver. Nous avons marche de I'aurore jusqu'a onze heures et demie du matin et alors nous avons 'exami? ner pour un passage a la terre car nous n''tions plus qu'a cinquante brasses du ri- vage. Nous avons regarde tout autour pour voir ou il y aurait une chance a debar? quer, a I'est et a I'ouest mais c'etait egal psirtout. Apres avoir consulte entre nous ce que nous allions faire, je leur ai dit: "C'est moi qui a gui
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