Page 9 - The Future of Gaelic on Cape Breton; Discussion entre un Gaelique et un Acadien
ISSUE : Issue 1
Published by Ronald Caplan on 1972/10/31
Discussion entre un Gaelique et un Acadien par Vincent Bourgeois Gaelique: Sais-tu, si tu me parlais du probleme des Acadiens, 5a m'aiderait peut- etre a comprendre le probleme des Ecossais. Acadien: Qu'est-ce que tu veux savoir? Gaelique: Vous avez un probleme vous les Acadiens? Acadien: Tu peux etre sur. On est gen's de parler francais. Quand on est avec des anglais, on n'ose meme pas rire en francais. On a peur de choquer les Anglais. II faut etre gentil pour eux, Galelique; Je ne savais pas ca. Avez-vous peur de parler francais avec les Acadiens? Acadien: Ca depend dans quel village on est, Au Cap-Breton, il y a des villages ou c'est vraiment genant de parler franjais, et je parle des villages acadiens. II y a des Acadiens qui ont travaille pour des Anglais, et maintenant ils pensent que c'est fou de parler francais. lis se moquent de nous-autres. Gaelique: Ca, ca fait pitie", Acadien: Moi je trouve que ca fait'dur, Et puis, ca qu'est pire, c'est qu'il y a des personnes qui se mettent du cote de ces Acadiens-la, Gaelique: Veux-tu une tasse de the? Acadien: Ahl oui, ca va me degene. Gaelique: Mais vous autres, vous avez des ecoles francaises. Vous etes plus chan- ceux que nous les Ecossais, Acadien: On n'a pas vraiment d'ecoles francaises. On a quelques ecoles bilingues en Nouvelle-Ecosse, et moi je dirais qu'elles sont plus anglaises que francaises. Quasiment' tous les sujets sont enseignes en anglais, II n'y a pas beaucoup de maxtres qui encouragent le francais. Le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse dit que ca couterait trop cner s'il y avait trop de francais dans nos ecoles, C'est comique, ca ressemble comme si le francais coutait plus cher que 1'anglais, Ca''tout le temps paru comme si 1'anglais etait plus "high" que le francais, Gaelique: Nous, autres, c'est pareil les Ecossais, On ne s'est jamais sentis aussi importants que les Anglais, Vincent Bourgeois est animateur culturel pour les Acadiens du comte d'Inverness. And we stand to lose even more. Every language group has a distinctive psycho? logy and value system • it's special view of the world • 'which is intimately entwined with the language itself. Let me offer just one example of the values of the true Gael which must be retained and allowed to make an effective contri? bution in this dangerously materialistic world: We have in Gaelic no equivalent for the verb "to have". We do not have shoes or a house or land. Rather, the shoes are at us, the house is at us, and so on. So direct possession of anything is impossi? ble; and the Gaels of old, uninfluenced by more acquisitive peoples, retained a de? gree of perspective and serenity with re? gard to possession of worldly goods that was unknown among many other language groups. I think it is extremely important to realize the influence of language on these attitudes, and to realize how much more positive these attitudes are than those so commonly manifest in North Amer? ican society, in which "to have" appears so much more important than "to be." I don't want here to go into the things we have often heard; the official attempts to erradicate the Gaelic language, the mu- sichall mockery of our national dress and customs, and the really very unfortunate isolation of the various Celtic peoples who might each have taken strength and en? couragement from closer association. I want, instead, to emphasize that had we a mind, today, to fight against all factors which have eroded our culture and our re? spect for it • the Gaelic language would

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